Recherches
- Evaluation des paramètres proprioceptifs, fonctionnels et de confort chez des patients gonarthrosiques avant et après un traitement osteopathique.
- Par Halut P., Croisier J.-L., Dethier Chr.
ll est admis que la qualité proprioceptive du genou diminue avec l’âge et ce de manière d’autant plus marquée que s’y installe une évolution dégénérative arthrosique. Un traitement ostéopathique peut-il modifier favorablement la proprioceptivité, la mobilité articulaire et le confort du patient gonarthrosique ?
Pour répondre à cette question, 30 patients gonarthrosiques ont été sélectionnés sur la base de l’échelle algo-fonctionnelle de Lequesne (score minimum de 5), d’une gonarthrose évoluée à partir de l’échelle de Kellgren-Lawrence (stade minimum de 1). Répartis en 2 groupes de 15 (placebo, ostéopathie), les patients ont fait l’objet de tests juste avant et après traitement : 3 EVA, Tinsed Get Up and Go, goniométrie en flexion et extension (active et passive), épreuves de repositionnement angulaire sur dynamomètre isocinétique.
Mise à part l’épreuve de Timed Get Up an Go, tous les autres tests montrent une amélioration très significative des mesures après traitement ostéopathique. On peut donc conclure que le traitement ostéopathique proposé constitue une alternative thérapeutique efficace chez le patient souffrant de gonarthrose.
- La cervicalgie commune en phase aiguë/subaiguë.
- Par Sohet B., Verheyen M.
Etude contrôlée et randomisée portant sur la cervicalgie commune et l’efficacité comparative d’un traitement par « Accourcissement contrarié » versus un traitement de référence comprenant la prise d’AINS et port d’un collier souple.
A noter l’équivalence des groupes contrôle et expérimental (n = 13) assurée par la comparaison des caractéristiques telles que l’âge, le sexe et le côté douloureux. A noter également, d’une part, l’évaluation de la mobilité au moyen du Cervical Range of Motion (CROM) et, d’autre part, la douleur évaluée par l’indice de douleurs et d’incapacités cervicales (INDIC).Les mesures ont été effectuées au jour J ; J+2 ; J+5.
L’analyse des résultats montre un gain moyen d’amplitude supérieur dans le groupe expérimental mais de manière non significative ; la douleur a évolué dans le même sens dans les deux groupes avec, toutefois, une réponse antalgique plus rapide dans le groupe expérimental. Le traitement par « Accourcissement contrarié » peut donc être considéré comme une alternative intéressante au traitement de référence, surtout en cas d’intolérance aux AINS
- Mise au point d'un appareil experimental permettant l'étude du moment passif de l'articulation scapulo-humerale en rotation externe.
- Par Van OostT P., Klein P., Salem W.
Les articulations et les tissus mous péri-articulaires contiennent des fibres collagènes qui, une fois étirées, offrent une résistance au mouvement. Cette résistance crée un « moment articulaire de résistance maximale passive ».
Objet de l’étude : mettre au point un appareil expérimental permettant d’objectiver et de quantifier les paramètres biomécaniques de résistance de tissu conjonctif de l’articulation scapulo-humérale enrotation externe in vivo.
L’analyse de trois courbes a permis de constater la très faible valeur de l’erreur standard de la mesure (0.01 Nm) et d’en confirmer sa stabilité (test d’ANOVA). Les courbes analysées sur huit sujets sains ont permis de préciser les caractéristiques viscoélastiques du tissu conjonctif de l’articulation scapulo-humérale ainsi que son comportement non linéaire face à une contrainte de traction en rotation externe maximale.
A noter que cet appareil pourrait être adapté pour l’étude d’autres articulations.
- Ostéopathie préventive de l'épaule chez le joueur de tennis.
- Par Grandjean Fr.-X., Debroux J.-J.
La biomécanique normale de l’épaule requiert, lors du mouvement de l’armé du bras, une chaîne cinétique intacte pour générer l'énergie, créer les forces et stabiliser l’articulation afin de réduire les risques de blessures et permettre une performance optimale. Le joueur de tennis qui réalise ce mouvement de manière répétée sollicite anormalement son épaule jouant un rôle clé dans le mouvement.
Au fur et à mesure des années de pratique, des adaptations anatomiques en termede force et de souplesse apparaissent. L’épaule dominante développe un arc de mouvement altéré se traduisant par une augmentation de l’amplitude en rotation externe (RE) et une diminution en rotation interne (RI) par rapport au côté non dominant. La partie antérieure de la capsule est étirée alors que la partie postérieure perd son extensibilité. Ce déficit augmente la translation antérieure de la tête humérale prédisposant au conflit sous-acromial. Une diminution du ratio RE/RI, expliquée par une augmentation de la force des RI sans augmentation proportionnelle de la force des RE, fragilise également l’articulation.
L’étude a cherché à mettre en évidence l’efficacité d’un traitement ostéopathique de type fascial sur la perte de mobilité en RI de l’articulation gléno-humérale. Les amplitudes en RI et RE des deux épaules ont été mesurées chez douze joueurs de tennis confirmés. Quatre traitements au niveau de l’épaule dominante ont été réalisés.
Les sujets ont ensuite été réévalués une semaine puis quatre semaines après le dernier traitement. Même si l’analyse statistique indique une variation intra expérimentateur allant de 5 à 33%, l’augmentation hautement significative de la rotation interne du côté dominant suite au traitement suggère qu’un traitement ostéopathique peut jouer un rôle favorable dans la prévention des traumatismes de l’épaule en améliorant l’extensibilité des structures capsulo-ligamentaires et myo-fasciales de la partie postérieure de l’articulation gléno-humérale.
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