Cours pratiques

Répartition des cours pratiques
COURS ET ENSEIGNANTS 1re année 2e année 3e année 4e année 5e année
1. Laboratoires d’anatomie (compléments) Pr. M. Rooze 8h 8h 8h 16h  
2. Anatomie palpatoire Fr. Lafosse D.O. 18h 18h 26h    
3. Premières présentations des techniques ostéopathiques :
  • HVBA (+ techn. à composantes multiples)
  • Myotensives
  • Fonctionnelles :
    • Jones
    • Sutherland
    • G.O.T
    • Fasciales
    • Viscérales
    • Crâniennes
Th. Colot D.O., J.-J. Debroux D.O., G. Finet D.O., Y. Lepers D.O., P. Masters D.O., R. Mesle D.O., D. Müller D.O., B. Quef D.O., W. Vandenschrick D.O., M. Verheyen D.O., Chr. Williame D.O. Assistants :
F. De Keyser D.O., F. Duville D.O., G. Vecoven D.O., V. Bertrand D.O.
100h 98h 100h 110h 20h
4. Révisions 56h 48h 24h 60h 74h
5. Cliniques pédagogiques 8h 14h 20h 26h 126h
N.B. Les docteurs en médecine sont dispensés des cours suivis d’un astérisque
Pr. : Professeur université
Dr. : Docteur en médecine
PHD : Titulaire d’un doctorat 3e cycle
D.O. : Diplômé en ostéopathie

Intitulés des cours pratiques

1. Laboratoires d’anatomie humaine
M. Rooze, M.D., Professeur à l’U.L.B.
Dispensés, grâce à la collaboration des laboratoires d’anatomie fonctionnelle de la Faculté de Médecine de l’Université Libre de Bruxelles, les travaux pratiques se répartissent en 36 heures étalées sur les 4 premières années. La première année est consacrée au bassin et au membre inférieur ; la deuxième année à la colonne dorsale, au thorax et aux viscères intra thoraciques ; la troisième année à la colonne cervicale et au membre supérieur ; la quatrième année aux viscères abdomino-pelviens et au cerveau.
2. Anatomie palpatoire
Fr. Lafosse, D.O.
Fondement de toute intervention thérapeutique manuelle, le cours d’anatomie palpatoire est axé sous un angle exclusivement pratique. La recherche systématique, région par région, des éléments anatomiques (repères osseux, tissus mous et éléments vasculo-nerveux) permet une anatomie clinique synthétique qui introduit à la pratique ostéopathique.
3. Enseignement clinique avec mise en situation réelle de consultation
G. Vecoven, D.O.
Ce cours (combiné à des stages pratiques) permet le “drill” nécessaire à une bonne pratique quotidienne de la consultation ostéopathique en cabinet. Il vient soutenir les cours de sémiologie et trouve son extension dans l’organisation de l’enseignement clinique à la clinique Antoine Depage.
4. Clinique neurologique
Docteur Victor Rodrigues de Castro
Conformément aux exigences et recommandations de l’Académie d’Ostéopathie de Belgique, le cours de clinique et sémiologie du système nerveux permet à l’élève ostéopathe d’accéder au diagnostic différentiel des pathologies de ce système, par ailleurs indispensable dans la pratique quotidienne des professionnels.
5. Méthodologie des techniques ostéopathiques
Les moyens utilisés en ostéopathie pour normaliser la dysfonction somatique ne se limitent pas, comme beaucoup le pensent, aux techniques de thrust c’est-à-dire aux manipulations articulaires exécutées en un point donné par un mouvement de haute vélocité, basse amplitude. Bien d’autres méthodes appellent au même résultat laissant au praticien une grande liberté de choix dans la façon de conduire son traitement.
Les techniques de normalisation peuvent être groupées en trois catégories, chacune comprenant diverses subdivisions.
  1. Techniques structurelles directes (avec thrust)
  2. Techniques myotensives
  3. Techniques fonctionnelles
1. Techniques structurelles directes avec thrust
Th. Colot, D.O., Y. Lepers, D.O., R. Mesle, D.O., D. Müller, D.O., M. Verheyen, D.O .
Elles supposent l’application d’une force rapide de courte amplitude portée dans un plan ou en un point donné, sous forme de pression ou de traction. On peut les différencier en :
  • a. Techniques combinant l’installation d’une mise en tension par grands bras de leviers sur le niveau en dysfonction, complétée par un thrust.
  • b. Techniques combinant l’installation par petits bras de leviers d’une mise en tension limitée aux structures directement sus et sous-jacentes au niveau en dysfonction, complétée par un thrust (techniques à composantes mineures).
  • c. Techniques n’utilisant pas de levier pour la mise en tension préalable mais une simple application de force sur un repère osseux (techniques de type chiropractiques)
2. Techniques myotensives
Th. Colot, D.O., D. Müller, D.O., M. Verheyen, D.O
Elles supposent la participation active du patient et peuvent selon des modalités différentes répondre à des situations cliniques chroniques ou aiguës.
3. Techniques fonctionnelles
J.-J. Debroux, D.O., P. Masters, D.O., D. Müller, D.O., W. Vandenschrick, D.O., M. Verheyen, D.O.
Elles font appel au système musculo-ligamento-fascial souvent impliqué dans les processus de dysfonctionnement. A titre d’exemple :
a. “Technique de relâchement spontané par positionnement”
Élaborée par le Docteur Lawrence Jones D.O., F.A.A.O, ostéopathe américain.
Celui-ci suggère l’existence de points douloureux “Trigger Points” ou “Tender Points” correspondant à un dysfonctionnement articulaire. La technologie consiste à amener passivement le patient dans une position de confort pour obtenir la normalisation.
b. “Techniques articulaires ostéopathiques”
Issues des réflexions du Docteur William G. Sutherland, élève direct de Andrew Taylor Still.
Ici, la dysfonction ostéopathique se définit comme une tension anormale dans les tissus d’une articulation, d’où la proposition d’agir sur l’équilibre de tension réciproque ligamentaire et d’obtenir ainsi un retour à la mobilité.
c. “Technique des fascias”
conçue par le Docteur Anthony G. Chila D.O., F.A.A.O.
Il s’agit d’une technique plus globale faisant appel à une perception palpatoire précise permettant de poser un diagnostic de perte de mobilité du système musculoligamento- fascial et, par une technologie rigoureuse, de réduire ensuite les tensions, de les équilibrer et de retrouver ainsi la mobilité articulaire.
d. Traitement général ostéopathique (G.O.T)
P. Masters, D.O., W. Vandenschrick, D.O.
Mis au point par Littlejohn, le traitement de mobilisation, du système musculosquelettique s’est transmis à travers des générations d’ostéopathes en respectant les règles et principes traditionnels. Le Traitement Général Ostéopathique peut être appliqué à n’importe quel patient (après précautions d’usage) quel que soit l’âge ou la morphologie. Il permet à la fois de tester les possibilités de mobilisation articulaire, tissulaire et, par des gestes appropriés ou des mouvements rythmiques, de normaliser les dysfonctions éventuelles.
e. Techniques ostéopathiques appliquées aux viscères
B. Quef, D.O.

Techniques visuelles visant à améliorer les rapports de mobilité des différents organes, diminuer les tensions abdominales et pelviennes, le but ultime étant une action sur la fonction et la douleur.

Cette inter-dépendance se manifeste non seulement par la symptomatologie décrite en clinique classique, mais également par un certain nombre d’observations et de tests que nous pourrions dire “infra-cliniques” et que relèvent en propre de l’approche ostéopathique.

Le collège propose un enseignement pratique extrêmement complet des techniques diagnostiques et manipulatives destinées aux dysfonctions viscérales dans le cadre de leur participation à un motif de consultation (techniques dites structurelles et techniques dites fasciales). Cet enseignement est dispensé dans un esprit ostéopathique très conceptuel et se trouve intégré dans une démarche pédagogique comprenant des cours d’embryologie, d’anatomie viscérale descriptive et topographique, d’anatomie palpatoire de l’abdomen, de dissection viscérale, de physiologie digestive et de sémiologie en gastro-entérologie.

G. Finet, D.O., Chr. Williame, D.O.

Selon une étude statistique menée par G. Finet et Chr. Williame, la dynamique viscérale semble organisée selon des directions et axes précis sous la pression diaphragmatique. La méthodologie de la recherche menée depuis plus de 15 ans est ici présentée ainsi que les résultats : la dynamique du tractus gastro-intestinal, du foie, de la rate, des reins et du pancréas. Les relations entre les perturbations de la dynamique et certains troubles fonctionnels sont développées, de même qu’une approche originale de la hernie hiatale.
Les normalisations de la dynamique viscérale sont pratiquées pour une application facile en cabinet.
Plusieurs films vidéo illustrent le cours.

f. Techniques ostéopathiques appliquées au crâne
J.-J. Debroux, D.O.
L’enseignement de l’ostéopathie crânienne, au sein du collège, se veut résolument critique. Après un aperçu historique du concept et une revue de littérature exhaustive sur les recherches scientifiques, le cours développe l’ensemble des possibilités permettant d’interpréter les résultats cliniques de la méthode. La majorité du cours, une fois ces préalables définis, consiste en un enseignement rigoureux des techniques telles qu’elles furent proposées par Sutherland et Magoun.
6. Cliniques pédagogiques et stages
L’enseignement clinique est dispensé par l’ensemble de l’équipe pédagogique. Il commence par une initiation aux techniques d’anamnèse, se poursuit par des études de schémas de fonctionnement auxquelles succèdent des cliniques à partir de cas théoriques et/ou concrets.

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