Philosophie

Philosophie de notre enseignement


Centre de Formation Continue du SCOM en Belgique.

Centre de formation à Varsovie.

Centre de formation à Porto.

Centre de formation à Rio de Janeiro.

Centre de formation à Porto Alegre.

Les enseignants du SCOM, défendent un enseignement de la clinique et des techniques ostéopathiques, compatible avec les progrès des sciences biomédicales. Le SCOM rejette tout dogmatisme. Par conséquent les références aux théories du fondateur de la médecine ostéopathique, Andrew Taylor Still, ne peuvent être qu’historiques. Le SCOM défend une vision pragmatique de la clinique ostéopathique et encourage la recherche clinique et fondamentale. Pour ce faire, un retour au caractère empirique de l’ostéopathie, dégagé de toute métaphysique, de tout traditionalisme et de toute idéologie, nous apparaît nécessaire et incontournable.

Avec Canguilhem¹ , nous affirmons que la clinique est première dans l’histoire de la connaissance médicale,

« C’est donc bien toujours en droit, sinon actuellement en fait, parce qu’il y a des hommes qui se sentent malades qu’il y a une médecine, et non parce qu’il y a des médecins que les hommes apprennent d’eux leurs maladies »²

En corollaire, nous défendons la transmission du savoir faire clinique de l’ostéopathe depuis plus de trente ans. Ce savoir faire construit sur une parfaite connaissance de l’anatomie palpatoire, de la biomécanique, des neurosciences et de la sémiologie, est un enrichissement indiscutable de la relation singulière entre le praticien et le patient. La pratique de l’examen et des techniques ostéopathiques, associés à une réflexion globaliste respectant l’individualité de l’homme malade, apporte une plus value décisionnelle à l’incontestable progrès de la médecine technoscientifique. Le champ d’application de l’ostéopathie étant parfaitement défini et circonscrit principalement aux algies fonctionnelles de l’appareil locomoteur.

Les différents intervenants du SCOM furent au départ de l’ensemble des structures socioprofessionnelles et académiques en Belgique et en Europe (Société belge d’ostéopathie, Registre belge des ostéopathes, Académie d’ostéopathie de Belgique, Fédération européenne des ostéopathes, Académie internationale d’ostéopathie, Union professionnelle de médecine ostéopathique, Institut brésilien d’ostéopathie…) Leur but étant de réguler la profession, la moraliser et l’amener vers les plus hauts standards académiques. Dans cette optique et conscients du caractère transitoire d’un enseignement privé, la direction du SCOM s’est largement engagée dans la formation universitaire des ostéopathes (Master complémentaire en ostéopathie, Faculté des sciences de la motricité, Université Libre de Bruxelles). Une fois cet objectif accompli, le SCOM montre une fois de plus l’exemple en fermant ses portes et en se consacrant désormais à la formation continue et au développement de l’ostéopathie dans d’autres pays (SCOM Pologne, Université CESPU au Portugal, IBO-SCOM Brésil) toujours avec la même rigueur, la même philosophie.

Le SCOM est également engagé dans la conception socioprofessionnelle de l’ostéopathie. On y défend clairement une ostéopathie de première ligne. Une pratique médicale à compétence limitée à l’instar du dentiste.

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1 Georges Canguilhem (1904-1995), médecin et philosophe français.

2 Canguilhem, G., Le normal et le pathologique, Ed. puf, 2007, p. 54.